Lorsqu’on essaye de faire quelque chose qui nous paraît difficile, que l’on rate une fois… deux fois…, on peut facilement en arriver à considérer l’expérience comme un échec.

Décider alors d’abandonner et justifier ce choix par différentes raisons :

« Ce n’est pas pour moi… ».

« Ce n’est pas le bon moment… »

« Je n’ai pas les capacités pour réussir… »

Nous l’avons tous déjà fait de nombreuses fois dans notre vie.

On nous apprend d’ailleurs souvent que c’est négatif de rater, d’échouer. On ancre alors l’idée que ces ratés signifient qu’on se trompe de voie et quand ça nous arrive, on abandonne rapidement :

On relègue alors l’expérience dans un coin obscur de son esprit, on clôt le chemin qu’on envisageait d’emprunter et on passe à autre chose…

Pourtant, les difficultés et les ratés sont certainement nos meilleures sources d’apprentissage pour avancer vers la vie que l’on souhaite vivre.

Y a-t-il meilleure façon d’apprendre que de vivre une difficulté et de se demander « comment pourrais-je faire différemment ou mieux la prochaine fois ? », « en quoi cet échec pourrait être une opportunité d’apprendre et de réaliser mon rêve ? ».

En apprenant à voir nos ratés comme des opportunités, on peut transformer la manière dont on aborde sa vie et ses objectifs.

Chaque expérience, qu’elle soit positive ou douloureuse, gratifiante ou humiliante, peut devenir une occasion d’apprendre, d’avancer et de se transformer.

Quelle différence cela ferait si la prochaine fois que vous vivez un « échec », au lieu de vous raconter que c’est terrible et de perdre votre énergie et votre motivation, vous vous disiez plutôt : « Super, j’ai complètement foiré ! Qu’est-ce que je vais bien pouvoir tirer de cette expérience ? »

Surtout, on est certain de passer par des ratés et des difficultés dès lors que l’on cherche à emprunter un nouveau chemin, à construire une vie qui nous inspire vraiment en sortant de notre zone de confort. Le seul moyen d’éviter tous les « échecs » est probablement de ne rien faire et de se cantonner à ce que l’on maîtrise déjà.

Si vous aviez considéré vos 5 premiers essais ratés comme un échec définitif lorsque vous appreniez à marcher bébé, vous n’auriez jamais fait les centaines d’autres essais nécessaires.

L’idée n’est pas tant qu’il ne faut jamais abandonner : On peut parfois poursuivre des fantasmes et réaliser en toute clarté qu’il est temps de faire un deuil et de passer à autre chose.

Mais lorsque l’on abandonne à cause d’un sentiment d’échec : Parce que l’on arrive à voir uniquement le négatif dans l’expérience vécue plutôt que l’ensemble comportant des opportunités et des apprentissages… Alors on vient piétiner soi-même ses rêves et se fermer une voie qui pourrait potentiellement nous inspirer à l’avenir une fois les difficultés passées.

Cette idée me semble particulièrement importante quand on se lance dans une direction avec l’intention de réaliser un rêve, de vivre une vie qui nous inspire mais qui nous oblige à sortir de notre zone de confort et à vivre des apprentissages parfois douloureux.

Parce que lorsque l’on poursuit un rêve, il y a souvent des doutes :

De nombreux événements extérieurs peuvent potentiellement se produire et venir nous barrer la route…

On n’est jamais certain, même en faisant de son mieux, d’arriver à réaliser ce rêve.

Le rêve lui-même peut évoluer et nous amener à abandonner une direction particulière…

Et la clef est dans ce que l’on va choisir de faire malgré cette situation d’incertitude.

Lorsque l’on se dit « à quoi bon continuer à suivre mon rêve alors qu’il y a toute ces incertitudes, ces difficultés, ces ratés et que ça me demande des efforts ? ».

Qu’on décide de se demander « pourquoi continuer alors que je risque d’échouer ?» et qu’on arrête de poursuivre son rêve…

Alors on vient soi-même détruire la possibilité de le réaliser et on se prive d’évoluer.

Par contre, si on décide de croire que c’est possible, de se dire « Pourquoi ne pas continuer puisqu’il y a une chance que je réussisse ? »

Alors on peut vivre des difficultés, des échecs, c’est même possible qu’on ne puisse finalement pas aller jusqu’au bout de son rêve.

Mais jour après jour, on devient une autre personne en suivant son rêve, on se construit, on apprend, on change… Si bien que quoi qu’il se passe, que le rêve disparaisse ou se réalise, cela n’a plus vraiment d’importance…
Parce que le plus important est la nouvelle personne qui s’est construite sur le chemin pour réaliser ce rêve. Et que le chemin parcouru et les apprentissages faits au travers des difficultés et des échecs peuvent très bien être ceux qui étaient nécessaires pour aller réaliser un nouveau rêve et continuer à cheminer.

Il y a deux idées en particulier qui m’aident dans les périodes de doutes :

D’abord, me demander :

« Qu’est-ce que j’ai à apprendre de cette difficulté, de cet échec ? En quoi cette expérience est peut-être ma meilleure opportunité pour apprendre à franchir ce type d’obstacles à l’avenir et mener mon rêve jusqu’au bout ? »

Ensuite, me rappeler qu’il y a des périodes de turbulences dans la vie quel que soit le chemin que je prendrai. Et que même si je n’en vois pas le bout dans ce brouillard, même si je suis ballotté de toutes parts, je finirai par sortir des turbulences pour arriver de nouveau dans une zone de ciel bleu et dégagé…

Et c’est pour moi le sens de croire en ses rêves : Leur donner suffisamment d’importance pour être capable de continuer à apprendre et à grandir sans abandonner grâce aux échecs que l’on vit et leur faire suffisamment confiance pour se rappeler qu’après les difficultés viennent la joie et l’inspiration.

 

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