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Ah, l’année de césure… Je l’ai tellement attendue. C’était pour moi LE moment de prendre un chemin un peu différent du parcours tout tracé des écoles. LE moment pour enfin me lancer dans de nouvelles expériences, m’enrichir mais aussi tester mes limites.

Et pour cela, aucun doute: je devais partir à l’assaut du monde.

J’ai donc passé 6 mois en stage à New York, 5 mois en université partenaire à Perth (en Australie) et 1 mois de volontariat au Cambodge. 3 destinations, 3 expériences différentes mais surtout de nouvelles compétences humaines et professionnelles à faire valoir pour la suite de mes études.

« Une langue vous place dans un couloir pour la vie. Deux langues vous ouvrent toutes les portes le long du chemin » – Frank Smith

On ne va pas se mentir, aujourd’hui, l’anglais est un “must have”. La première raison pour laquelle j’ai choisi de partir à l’étranger était, bien évidemment, pour améliorer mon anglais. Et la meilleure manière de parler une langue, c’est de s’immerger complètement dans le pays, sans repère, ni aide.

Bien plus que de progresser en termes de grammaire et de vocabulaire, ce que m’a appris mon année de césure, c’est que pour progresser, il faut avant tout OSER. Tout le monde se fiche que tu prononces “that” comme “zat”, le plus important c’est la communication. Faute de grammaire ou non, si tu arrives à te faire comprendre et à comprendre les autres, le pari est gagné ! Et quand tu es dans un pays que tu ne connais pas, qu’il faut que tu te débrouilles pour ouvrir un compte en banque, trouver un appartement ou simplement te faire des amis, eh bien, pas le choix, il faut se lancer et se faire violence pour parler anglais. Et c’est la meilleure recette pour améliorer nos « English Skills », c’est une certitude.

Partir à l’étranger, c’est aussi relever de nouveaux challenges

Personne n’a dit que quitter son pays, sa culture, sa famille et ses amis était chose facile, même pour une courte période. Et pourtant, c’est une vraie école de la vie et un challenge à relever qui en vaut la peine.

Etats-Unis, Australie ou Cambodge, il y a toujours eu un moment dans mes périples où je me disais “mais pourquoi tu n’es pas tout simplement restée en France au lieu d’aller à l’autre bout du monde…?”, toujours. Tout paraît plus difficile dans un pays qui n’est pas le nôtre: prendre le bus dans le bon sens, s’arrêter au bon arrêt, faire des courses avec des produits locaux, trouver un appartement correct à un prix abordable, acheter une carte sim ou tout simplement se faire des connaissances. Mais c’est ça l’aventure ! Et c’est aussi une preuve d’adaptabilité, de détermination et d’ouverture d’esprit qui saura te rendre fier de toi à la fin de ton séjour et qui montrera à ton futur employeur que tu es une personne flexible, qui ne se laisse pas abattre face à des situations inconnues et difficiles.  

Par contre, il y a des limites à l’aventure et je déconseille fortement de jouer les héros avec deux valises, un sac à dos et un sac à main à vouloir prendre le métro au lieu d’un UBER ou d’un taxi en arrivant dans un pays étranger ! (Je dis ça, je ne dis rien).

Mieux  comprendre les enjeux professionnels d’aujourd’hui

Le marché de l’emploi est très compétitif. Nous sommes chaque année des milliers d’étudiants à entrer sur le marché du travail avec des diplômes plus ou moins équivalents et similaires, quelque soit la filière. Ce qui nous différencie et qui te fera peut-être décrocher l’entretien de tes rêves, ce sont ces “softs skills”, ces compétences multiculturelles et humaines que recherchent les recruteurs et que l’on acquiert qu’en s’expatriant.

Pendant mon stage aux Etats-Unis, j’ai appris à travailler dans une équipe multiculturelle et dans un pays où les règles au travail sont bien différentes de chez nous. Fini les mille formules de politesse à la fin d’un email, fini les procédures à n’en plus finir pour trouver de la main d’œuvre. Aux Etats-Unis, j’ai dû apprendre à nouer des relations particulières avec mes clients, à fêter Thanks Giving, à savoir saisir les (nombreuses) opportunités qui se présentent et que, quoique te demande ton client, tu peux toujours le réaliser si tu te donnes les moyens.

Mon semestre d’échange en Australie m’a aussi beaucoup apporté d’un point de vue professionnel. Outre le fait d’enrichir mon réseau avec des étudiants du monde entier (qui sont aussi souvent déjà dans la vie active), j’ai découvert un système d’éducation bien différent du nôtre qui en dit long sur le pragmatisme australien. J’ai aussi eu la chance d’être dans des classes multiculturelles ! J’aime beaucoup prendre l’exemple de mon ami Muhammed qui est saoudien. Au début du semestre, alors que l’on parlait de leadership, il avait assuré à toute la classe « qu’une femme ne peut être un leader. C’est la nature de l’homme de diriger, pas de la femme ». J’ai été dans son groupe de travail tout au long du semestre. J’ai dû apprendre à m’adapter à sa culture : ne pas parler en premier, ne pas faire l’introduction de notre présentation et ne pas aborder de sujets trop politisés. Mais à la fin du semestre, quand notre intervenant lui a demandé qui était le responsable de notre groupe, il s’est tourné vers moi et a dit  « j’aime cette fille. C’est elle le boss ». C’est ce genre d’expérience qui me fait prendre conscience que le monde est globalisé et qu’il est rare mais aussi important de savoir s’adapter et travailler avec tout type de personne.

Enfin, le Cambodge, bien sûr, m’a permis de mieux comprendre les problématiques auxquelles les pays en voie de développement sont confrontés et comment les entreprises y font face. Et aujourd’hui, beaucoup d’opportunités se présentent dans ces pays là.

Je n’aurais jamais acquis toutes ces compétences et ces savoirs si j’avais pris la décision de passer un an en France pendant ma césure.

Te recentrer, comprendre ce qui est vraiment important pour toi et trouver ta voie

Partir à l’étranger, loin de tes repères, c’est l’occasion de repousser tes limites, de te tester et de trouver ta voie. C’est l’occasion de prendre du recul sur ce que tu as accompli et ce que tu veux accomplir, ce qui te tient vraiment à cœur. Et on a toujours l’impression que tout est toujours plus possible ailleurs que chez nous ; le voyage et les rencontres donnent des ailes.

J’avais décidé de laisser un peu ma passion pour les océans de côté et de prendre les opportunités comme elles venaient. Mais ce dont je me suis rendue compte au cours de ma césure, c’est que cette passion n’est pas incompatible avec mes études et que, surtout, c’est finalement LA flamme qui m’anime et qui saura me motiver à me lever tôt tous les matins pour les prochaines 40 années.

Alors j’espère que tu oseras t’expatrier et te challenger pour acquérir tout un tas de nouvelles compétences, de nouveaux savoirs et, qui sait, de trouver ta vocation.