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Des pistes de réflexion sur notre rapport au travail.

Révolution numérique, n’ayez pas peur !

Le monde d’hier n’est pas celui d’aujourd’hui. Et le monde de demain ne sera pas le monde d’aujourd’hui. Derrière ça, il y a ce que l’on vit aujourd’hui, imprégné de la Révolution Numérique.

De nos jours, les entreprises ont des difficultés à tirer parti de cette nouvelle Révolution. Pourtant cette dernière a amené avec elle un actif immatériel mais au combien puissant : la puissance de la multitude. Dans “L’âge de la multitude’’, Nicolas Colin et Henri Verdier rappellent les trois lois qui structurent cette Révolution Numérique :

1/ Baisse des coûts de la technologie

La technologie est partout et démocratisée.

2/ Innovation permanente

Les ruptures technologiques ne sont plus obligatoirement à l’origine du progrès. On remarque par ailleurs l’adoption quasi systématique des méthodes Lean et Agiles pour les startups.

3/ Dépendance des organisations aux individus

La captation de valeur pour une entreprise passe par les utilisateurs. Ces derniers sont désormais mobiles, fiers de leurs valeurs et parfois imprévisibles.

Notre Génération dans tout ça ?

Nous sommes parfois vu comme une génération nonchalante, qui se plaint pour un rien et ne voulant rien faire. On dit de cette génération qu’elle est perdue sans son ordinateur ou smartphone dans sa main. Ce n’est pas vrai !

Je pense que nous sommes le reflet d’un changement du monde. Emmanuelle Duez parle même de première génération mondiale. Quand on y pense, nous ressemblons plus aux jeunes du monde entier qu’à nos grands parents…

Michel Serre, comme beaucoup de personnalités inspirantes, voit le numérique comme la troisième révolution anthropologique majeure (i.e. qui transforme les individus), après l’écriture et l’imprimerie.

Comme les deux précédentes, cette révolution du numérique bouleverse tout, et les nouvelles générations vont devoir réinventer le monde qui est encore régi aujourd’hui par des règles d’un autre temps.

Nous sommes la première génération post-moderne à avoir accès au savoir n’importe où, facilement et parfois même, gratuitement. Il n’y a qu’à voir la multitude de contenus sur Youtube, ou encore le développement massif des MOOCs sur ces dernières années.

Notre génération voit le monde comme une aventure collective. De plus en plus de jeunes ont aujourd’hui envie de créer et de partager. Regardons le succès des plateformes comme Facebook, Instagram, Medium ou Youtube pour s’en convaincre.

Nous voulons aussi réinventer les relations sociales : la plupart d’entre nous recherche une société moins hiérarchique, plus flexible, plus informelle. Sur le marché de l’emploi, les choses ont évolué.

Avant, l’entreprise faisait l’honneur d’offrir un travail à un salarié : rapport de subordination. Maintenant, c’est un rapport de collaboration, un deal win-win à long terme.

Le grand groupe fait-il encore rêver ?

Le turnover dans les grandes entreprises est en hausse, et la jeunesse en est la principale cause. Cette nouvelle génération porte un regard différent sur l’entreprise. Elle ne veut pas vivre à la manière de ses parents. Ce modèle n’est plus vu comme un modèle de réussite à tout prix.

Beaucoup de jeunes autour de moi se posent aujourd’hui ces deux questions :

  • De quoi ai-je vraiment envie aujourd’hui ?
  • Mon accomplissement personnel n’est-il pas plus important qu’une réussite professionnelle à tout prix ?

L’idée ici n’est pas de vous apporter une réponse à ces questions, mais simplement de vous faire réfléchir sur le sens à donner à votre vie.

Certains parleront de l’entrepreneuriat comme forme de liberté. Mais ce n’est pas aussi simple. Il est clair que demain, tout le monde ne pourra pas devenir entrepreneur. Le salariat n’est pas mort, il se transforme.

Dans une récente étude (JobTeaser) sur la Génération Startup présentée au NUMA, les valeurs et l’esprit d’entreprise a très souvent été mis en avant. La culture d’entreprise est quelque chose de très forte aujourd’hui dans notre choix d’une entreprise en faveur d’une autre. Mais toute la difficulté pour un grand groupe est de séduire des jeunes qui ne sont plus convaincus par l’organisation et les méthodes de travail en place dans leur structure. Il ne suffit plus de créer des open-spaces colorés, d’y ajouter un baby-foot et de créer un mannequin challenge pour avoir « l’esprit start-up ».

Aucune entreprise ne possède une culture. Chaque entreprise est une culture en soi.

Certains grands groupes peinent à attirer de nouveaux talents, pourquoi ?Regardons du côté des startups et posons-nous la question inverse ; pourquoi attirent-elles autant ?

Ces structures séduisent des jeunes car elles sont en mesures d’expliquer et de prouver en quoi leur mission est captivante, importante et pourquoi personne d’autre ne serait capable d’en faire autant. Avoir un impact direct et mesurable dans l’entreprise est un des critères notables pour nous, jeunes d’aujourd’hui. Mais les entreprises de grandes tailles peinent à insuffler plus d’agilité, de flexibilité dans leurs équipes. Le partage d’une vision commune n’est pas mis en avant et c’est pourtant de cela dont nous avons envie demain.

Lorsque le monde du travail n’est plus capable de répondre à nos attentes, quelles sont les solutions ?

S’affranchir et rêver

Une de mes réponses est d’être entrepreneur de sa propre vie. Le centre d’emploi n’est plus l’entreprise mais le jeune en quête de sens et de travail.

80 000 heures, c’est à peu près le temps passé à travailler dans sa vie. Pendant longtemps, et encore maintenant, il y avait un rapport sacrificiel au travail. Beaucoup ne vivent que pour les week-ends, les vacances et la retraite. Ce n’est plus vrai pour notre génération. Il faut pouvoir vivre pleinement en dehors mais aussi au travail et cela passe avant tout par le fait de donner du sens à son travail.

Penser et agir différemment en 2017 ne doit plus faire peur. Chacun de nous doit pouvoir déterminer les critères qui comptent pour lui et suivre ce qu’il a vraiment envie de faire.

L’école nous a formaté depuis que nous sommes tout petit. Personne ne doit penser que nous sommes prédestinés à un métier.

Être entrepreneur de sa propre vie n’est pas synonyme d’entrepreneur au sens strict du terme. Certains s’épanouiront dans une grande entreprise multinationale, d’autres ne pourront pas tenir le rythme d’un indépendant. Mais il ne faut pas avoir peur de nous poser des questions sur ce que l’on veut vraiment pour notre vie !

If you can dream it, you can do it !

La seule limite à notre ambition, c’est nous-même. Si nous nous donnons les moyens d’atteindre nos objectifs personnels et professionnels, rien ne peut nous arrêter.

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